LES FEMMES DANS LE SPORT : une longue intégration

Le sport et les femmes sont un long combat qui a pris du temps à s’imposer. Cela remonte à bien longtemps.

France's Marine Johannes (C) goes to the basket in the women's quarter-final basketball match between Spain and France during the Tokyo 2020 Olympic Games at the Saitama Super Arena in Saitama on August 4, 2021. (Photo by Aris MESSINIS / AFP)
Estelle YOKA MOSSELY of France during the European Union Heavyweight Title fight between Tony Yoka and Joel Tambwe Djeko at H Arena on March 5, 2021 in Nantes, France. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport)
Clarisse AGBEGNENOU of France  during the Day four of Judo at Nippon Budokan on July 27, 2021 in Tokyo, Japan. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport)
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Poland's Iga Swiatek celebrates after winning against Argentina's Nadia Podoroska during their women's singles semi-final tennis match on Day 12 of The Roland Garros 2020 French Open tennis tournament in Paris on October 8, 2020. (Photo by Anne-Christine POUJOULAT / AFP) (Photo by ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP via Getty Images)

De l’Antiquité lors des courses de chars, en passant par le Moyen-Âge avec le “desport” (activité de loisir en ancien français), le loisir de s’évader de son quotidien, les femmes n’ont jamais vraiment eu le droit de participer aux jeux sportifs. Il faut attendre le lointain XIIIème siècle pour que les femmes puissent faire du sport et ceci grâce au jeu de paume, qui n’est autre que l’ancêtre de notre cher tennis. Cependant, on revient encore en arrière lorsque les femmes ne sont toujours pas autorisées à participer aux premiers Jeux Olympiques en 1896. Encore une fois, il a fallu attendre, attendre et attendre pour qu’en 1928, les femmes soient autorisées à y participer mais à seulement 5 épreuves… Le chemin est encore long. En parallèle, parce que les femmes ne vont pas encore attendre, des Jeux Olympiques féminins sont organisés tous les quatre ans en Europe, en 1922, 1926, 1930 et 1934. Les années passent et leur participation s’accroît grâce notamment à une évolution des mentalités. Aujourd’hui, on ne peut tout de même pas dire qu’il y a une égalité parfaite entre les hommes et les femmes dans le sport. D’après une étude réalisée par Strava, les femmes effectuent 25 % de temps d’activité physique de moins que les hommes en France, soit 38 minutes de moins en moyenne par semaine. L’une des raisons principales est qu’en général, les femmes ont moins de temps à consacrer, en particulier lorsqu’elles sont mères de famille. On peut aussi prendre l’exemple des inégalités salariales ou encore le manque d’inclusion. Ce dernier a récemment beaucoup fait parler avec notamment la place du voile dans le sport. Celles qui sont pour, comme le collectif Les Hijabeuses, expliquent vouloir seulement pratiquer le sport qu’elles aiment, à savoir le football, avec leur voile et ne cherchent pas à faire du prosélytisme. À l’opposé, ceux qui sont contre, comme la FFF, s’appuient sur l’interdiction du port de signes religieux lors de compétitions sportives afin de veiller au bon déroulement des compétitions. Cette même FFF qui est sous l’égide de la FIFA, l’instance dirigeante mondiale du football, qui elle a autorisé le port du voile lors de compétitions sportives à l’international… Le Conseil d’État qui a examiné la situation a donné raison à la FFF. Donc si l’on récapitule, les femmes voilées devront retirer leur voile lors de compétitions sportives sur le territoire français, mais elles pourront le garder lors de compétitions sportives au niveau international. Cela mène des centaines de femmes à devoir faire un choix décisif. Cependant, on peut tout de même croire que les choses vont changer, car, si l’on s’en souvient bien, le foot est un sport qui s’est rapidement démocratisé. Il reste du chemin à faire mais cela pourrait donner exemple à d’autres disciplines…

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